Lorsqu’une personne décède, les biens qu’elle laisse sont transmis à ses héritiers ou à ses légataires. Cette transmission peut entraîner le paiement de droits de succession, dont le montant dépend notamment de la Région compétente, du lien de parenté avec le défunt et de la valeur nette de la part héritée.
En Belgique, les règles et les taux diffèrent entre la Wallonie, Bruxelles et la Flandre. En principe, la Région compétente est déterminée en fonction du domicile fiscal du défunt au cours des cinq années précédant son décès.
En Wallonie, les droits de succession sont calculés selon un système de tranches progressives. Chaque héritier est imposé séparément sur la part nette qu’il recueille et le taux applicable augmente progressivement selon le montant reçu et le lien de parenté.
Important : les taux présentés dans cet article sont ceux applicables en Wallonie en 2026. Une réforme des droits de succession a été adoptée et modifiera les barèmes pour les décès survenant à partir du 1er janvier 2028.
Le calcul peut être résumé en plusieurs étapes.
Les droits de succession ne sont pas simplement calculés sur la valeur brute de l’ensemble du patrimoine du défunt.
Il faut déterminer l’actif net de la succession, en tenant compte des biens composant le patrimoine et des dettes et frais pouvant être admis conformément à la réglementation.
Le taux applicable dépend grandement du lien entre l’héritier et le défunt. Les taux ne sont donc pas les mêmes pour un enfant, un conjoint, un frère ou une sœur, un neveu ou une personne sans lien de parenté.
Les taux sont progressifs. Atteindre une tranche supérieur ne signifie pas que l’ensemble de l’héritage sera taxé au taux de cette tranche : celui-ci s’applique uniquement à la partie concernée.
Certaines situations peuvent bénéficier de règles particulières. C’est notamment le cas du logement familial, ou de certaines transmissions d’entreprises.
Pour les héritiers en ligne directe, notamment entre parents et enfants, ainsi qu’entre époux et cohabitants légaux, les taux actuellement applicable sont les suivants :
| Part nette héritée | Taux |
|---|---|
| Jusqu’à 12.500 € | 3 % |
| De 12.500,01 € à 25.000 € | 4 % |
| De 25.000,01 € à 50.000 € | 5 % |
| De 50.000,01 € à 100.000 € | 7 % |
| De 100.000,01 € à 150.000 € | 10 % |
| De 150.000,01 € à 200.000 € | 14 % |
| De 200.000,01 € à 250.000 € | 18 % |
| De 250.000,01 € à 500.000 € | 24 % |
| Au-delà de 500.000 € | 30 % |
Les taux sont sensiblement plus élevés quand le lien de parenté est plus éloigné :
| Lien avec le défunt | Taux applicables |
|---|---|
| Ligne directe, époux et cohabitants légaux | 3 % à 30 % |
| Frères et sœurs | 20 % à 65 % |
| Oncles/tantes et neveux/nièces | 25 % à 70 % |
| Autres personnes | 30 % à 80 % |
Ces taux sont appliqués par tranches, et non directement à l’ensemble de la somme héritée. Demandez des informations complémentaires à votre courtier DAP.
Prenons l’exemple d’un enfant qui hérite d’une part nette de 100.000€ de l’un de ses parents.
Le calcul est progressif :
Le montant total des droits de succession s’élève donc à 5.625€, avant prise en compte d’une éventuelle réduction ou exonération.
Cet exemple permet de comprendre une notion importante : l’enfant n’est pas taxé à 7% sur l’ensemble des 100.000€ Chaque partie de l’héritage est soumise aux taux correspondant à sa tranche.
Il n’existe pas un abattement unique qui s’appliquerait de la même manière à toutes les successions.
La législation wallonne prévoit différentes exonérations, réductions, et tarifications particulières en fonction de la situation de l’héritier et de la nature des biens transmis.
Des règles spécifiques existent notamment pour :
Il est donc important de ne pas estimer le coût réel d’une succession uniquement à partir du barème général.
Le logement familial bénéficie d’un régime particulier en Wallonie.
Sous certaines conditions, le conjoint ou cohabitant légal survivant peut bénéficier d’une exonération totale des droits de succession sur la part qu’il recueille dans le logement familial.
Les héritiers en ligne directe, notamment pour les enfants, peuvent quant à eux, bénéficier d’un tarif réduit lorsque les conditions prévues par la législation sont respectées.
Ces avantages sont soumis à des conditions précises. La situation doit donc être vérifiée individuellement avant de déterminer le montant définitif des droits de succession.
Une réforme importante de la fiscalité successorale a été adoptée en Wallonie. Les nouveaux taux s’appliqueront aux décès survenant à partir du 1er janvier 2028.
La réforme prévoit notamment une forte diminution des taux marginaux :
Les différentes tranches seront également adaptées.
En 2026, ce sont donc toujours les taux actuels présentés précédemment dans cet article qui s’appliquent. La date du décès est déterminante pour savoir si les nouveaux taux pourront être appliqués.
Anticiper la transmission de son patrimoine permet d’évaluer les conséquences financières d’une succession et d’envisager différentes solutions de planification successorale.
Selon la situation familiale et patrimoniale, plusieurs mécanismes peuvent entrer en ligne de compte, notamment les donations, le testament, ou certaines solutions d’assurance-vie.
L’assurance-vie peut, par exemple, jouer un rôle dans une stratégie patrimoniale, notamment pour organiser la transmission d’un capital, ou prévoir les liquidités nécessaires au moment de la succession. Elle ne permet cependant pas d’éviter automatiquement les droits de succession : son traitement fiscal dépend de la structure du contrat, et de la situation concernée.
Chez DAP, nos spécialistes peuvent vous accompagner sur les aspects assurantiels et patrimoniaux afin d’analyser votre situation et d’envisager des solutions adaptées à vos objectifs. Les aspects civils et fiscaux nécessitant une analyse spécifique peuvent également être examinés avec notre notaire, ou votre conseiller fiscal.
Selon les taux applicables en 2026, un enfant qui hérite d’une part nette de 100.000€ de l’un de ses parents paiera théoriquement 5.625€ de droits de succession, avant d’éventuelles réductions ou exonérations.
Il n’existe pas un abattement unique applicable à toutes les successions. Différents mécanismes de réduction, d’exonération ou de tarification préférentielle existent en fonction du lien de parenté, des biens transmis et de la situation de l’héritier.
Les nouveaux taux prévus par la réforme wallonne s’appliqueront aux décès survenant à partir du 1er janvier 2028. Les taux actuels restent donc applicables aux successions ouvertes en 2026 et 2027.
Non. Les droits de succession relèvent de la fiscalité régionale. Les taux et certaines règles diffèrent donc entre la Wallonie, Bruxelles et la Flandre.
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Après plusieurs années au sein de DAP, Guillaume Sanders occupe aujourd’hui la fonction de Directeur technique et commercial. Juriste de formation, il accompagne les clients et les équipes en apportant une expertise technique et juridique, afin de proposer des solutions d’assurance adaptées à chaque situation.
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